Paysages de Haute-Savoie

Les paysages de nos communes

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Vocabulaire Paysage / Botanique

Publié le juin 23, 2010 par CAUE dans ABCdaire

DESCRIPTION DES PAYSAGES

Paysage : partie de territoire telle que perçue par les populations, dont le caractère résulte de l’action de facteurs naturels et/ou humains et de leurs interrelations.

(source : Convention Européenne du Paysage, 2000)

Unité paysagère : unité de territoire définie par une cohérence des paysages au niveau de la topologie, de la géologie, du type et de l’alternance de l’occupation des sols, du bâti, de la culture, etc.

Urbanisation :
1) phénomène d’extension des villes et des caractéristiques qui leur sont propres (surfaces artificialisées, espaces verts jardinés, etc.),
2) densification de la ville par augmentation de sa population.

Percée visuelle : ouverture dans un paysage fermé permettant au regard de porter loin.

 

GÉOLOGIE

Tectonique : ensemble des phénomène géologique dûs aux mouvements intrinsèques à la Terre, causés par l’activité de son noyau en fusion. 

Dépôts morainiques : dépôts de roches sur une moraine, formation géologique créée par les déplacements de roches dûs aux glaciers ou aux rivières de montagne.

Nappe de charriage : tout ou partie d’une couche géologique ayant été déplacée de son lieu d’origine.

Voir l’atlas géologique des Alpes sur le site de l’université de Grenoble.

 

OCCUPATION DES SOLS

Monoculture : culture induisant la production d’une seule espèce de plante domestique (technique à opposer à la polyculture).

Openfield :  paysage ouvert issu d’une gestion du territoire compartimentée et intensive : les champs sont aussi grands que possible et l’habitat est regroupé. Les arbres sont regroupés en bois peu nombreux.

Bocage : paysage fermé issu d’une gestion du territoire où les différentes unités de cultures ou d’élevage sont encadrées par des haies ou des murets. L’habitat y est dispersé.

Paysage de remembrement : paysage issu de la mécanisation de l’agriculture des années 60-80 où les parcelles agricoles ont été réunies afin de faciliter l’utilisation de machines agricoles.

Cultures en terrasse : type d’agriculture de montagne consistant à réaliser des terrasses sur les pentes pour les cultures.

Conurbation : ensemble de villes reliées entre elles par des rubans bâtis.

Mitage : multiplication des taches d’urbanisation dans un espace rural qui conduit à la réduction et à la désorganisation des parcelles agricoles.

Dent creuse : espace rural ou délaissé non bâti entouré par des zones d’urbanisation.

Réseau viaire : ensemble des routes et chemins d’un territoire.

Urbanisation en doigts de gant : urbanisation le long des axes routiers créant des vides ruraux entre ceux-ci.

 

PAYSAGES DE MONTAGNE

Adret : versant d’une montagne non orientée au nord et donc exposé au soleil une partie de la journée.

Ubac : versant d’une montagne orienté au nord, à l’ombre.

Etage de végétation :  formation de plantes caractéristiques d’une certaine altitude.

Alpages : pâturages d’altitude (souvent situé au dernier étage de végétation) caractérisés par une végétation rase.

Station intégrée : stations de ski bâties dans les années 60 par un seul aménageur cumulant toutes les activités liées aux sports d’hiver (exemples : Flaine, Avoriaz). A opposer aux stations villages.

Talweg : ligne passant par les points les plus bas des vallées.

 

MODE DE REPRODUCTION DES VEGETAUX

Espèce monoïque : Plante possédant, sur le même pied, des fleurs mâles et des fleurs femelles séparées.

Espèce dioïque : Espèce où il existe des individus avec des fleurs mâles et des individus avec des fleurs femelles. Seuls ces derniers donnent des fruits.

Espèce hermaphrodite : Plante dont les fleurs sont à la fois mâles et femelles.

Espèce annuelle : plante qui ne vivent qu’un an (la plupart du temps herbacées).

Espèce bisannuelle : plante qui vit deux ans. La première année, la plante accumule des réserves dans un organe souterrain (bulbe, rhizome, etc.) et produit des graines la seconde année.

Espèce pérenne : espèce dont les individus vivent pendant plusieurs années voire plusieurs siècles.

Mécanismes de reproduction sexuée et asexuée :

Autoincompatibilité (ou autostérilité) : Mécanisme intrinsèque à la fleur empêchant les grains de pollens de même patrimoine génétique de féconder la fleur. Cela favorise la fécondation croisée.

Fécondation croisée : Fécondation ayant pour résultat une graine mélangeant des patrimoines génétiques paternels et maternels différents. 

Reproduction végétative (ou asexuée) : mode de reproduction des végétaux qui ne passe pas par une fécondation (donc pas par une fleur) mais par la division ou la reproduction d’une partie non florale de la plante.

 

ORGANES DES VEGETAUX  

Parties aériennes végétatives

Pétiole : partie de la feuille unissant le limbe et la tige.

Limbe : c’est la feuille à l’exclusion du pétiole s’il existe.
(premier dessin)

Foliole : partie du limbe formant une « petite feuille » d’une feuille composée.
(second dessin)

Parties aériennes reproductrices

Inflorescence : regroupement de fleurs qui donne lieu à une infrutescence.
(troisième dessin).

Une fleur est constituée de pièces florales qui sont, pour les plantes hermaphrodites, les suivantes :

Etamine : partie mâle de la fleur composée d’une tigelle et d’une anthère formant un « sac » à pollen.

Pistil : partie femelle de la fleur constituée d’un stigmate sur lequel viennent se poser les grains de pollen, d’un ovaire où se développera la graine et d’un style reliant les deux.

Pétales, sépales et bractée : il s’agit des parties non reproductrices de la fleur. Les sépales et les bractées, s’ils existent, ont généralement la forme de petites feuilles et se situent en dessous des pétales. Chez certaines espèces, cependant, ce sont parfois les sépales ou les bractées qui sont colorés (ex : Poinsettia).

Parties racinaires reproductrices

Bulbe : organe constitué d’un bourgeon enveloppé de feuilles permettant à une partie de la plante de passer de l’hiver dans la terre et de repartir au printemps (ex de bulbe : l’oignon).

Rhizome : il s’agit d’une tige souterraine contenant souvent des réserves d’amidon (ex de rhizome : gingembre).

 

PORT DES VEGETAUX

Le port d’un végétal est la forme qu’il acquiert naturellement s’il pousse de manière isolée. Il peut être conique, ovale, arrondi ou « en boule », fastigié, etc.

Dessins : JL.Rauquier

De gauche à droite : port fastigié (bouleau), port buissonnant (aulne vert), port ovale (chêne pédonculé), port conique (épicéa) et port en boule (aubépine).

 

NOMS DES VEGETAUX

Le nom scientifique des plantes répond à une nomenclature international.
Exemple : ULMACEAE Ulmus montana (orme de montagne)
Les noms scientifiques, en latin, sont à mettre en italique. La famille de la plante (ici les Ulmacées), est écrite en majuscule. Le genre (Ulmus) comporte une majuscule, au contraire du nom d’espèce (montana), qui est écrit en minuscule.


Un commentaire

  1. Il y a beaucoup d’informations pour devenir un bon paysagiste ici! Merci pour cet article. Je ne savais pas tous ces occupations des sols et tous ces termes botaniques. Cela va beaucoup m’aider à faire un beau jardin ou de trouver un bon paysagiste. Merci!

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